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Blister ou flacon : deux façons de conditionner un comprimé

Un comprimé se vend soit dans un blister, une alvéole par dose, soit dans un flacon où toutes les doses voisinent. Aucun des deux n'est meilleur en soi : ils ne protègent pas de la même façon, ni contre les mêmes risques.

Par Rédaction Tecmom · 2 min de lecture

Flacon blanc en PEHD fermé par sa capsule, à côté d'une plaquette blister vide aux alvéoles transparentes
Illustration — Une dose par alvéole, ou toutes les doses dans un flacon : deux façons de protéger un comprimé.

Deux logiques de protection

Le blister isole chaque dose. Une feuille formée en alvéoles reçoit les comprimés, puis un opercule, souvent en aluminium, la scelle. Le patient pousse un comprimé à travers l'opercule : les autres restent fermés jusqu'à leur tour.

Le flacon protège l'ensemble. Une paroi, un col, une capsule : tant que le bouchage est fermé, toutes les doses sont à l'abri. Mais à chaque ouverture, c'est tout le contenu qui rencontre l'air de la pièce, et son humidité. D'où, dans les flacons et les tubes des produits sensibles, le recours à un dessiccant. Voir le silicagel.

Toutes les alvéoles ne se valent pas

La barrière d'un blister dépend de sa feuille formée. Le PVC seul offre une protection de base contre l'humidité ; enduit de PVDC, ou laminé avec un film fluoré, il protège davantage. Le blister « froid », en aluminium formé sans chauffage, offre la barrière la plus forte, au prix d'un emballage opaque, plus coûteux et plus encombrant.

Le flacon joue sur d'autres leviers : la matière et l'épaisseur de la paroi, l'étanchéité du bouchage, le dessiccant, la quantité par flacon. Un petit flacon, vite vidé, s'ouvre moins souvent qu'un grand.

Ce qui fait pencher le choix

Plusieurs critères s'additionnent :

  • la sensibilité du produit à l'humidité, à l'oxygène, à la lumière ;
  • le nombre de prises : un traitement court ou une boîte de vingt doses s'accommodent d'un blister, un traitement long ou de grands conditionnements d'un flacon ;
  • l'usage : le blister se glisse dans une poche, dose par dose ; le flacon se prête aux formes de taille ou de forme irrégulière, comme les gélules volumineuses ou les comprimés effervescents ;
  • les habitudes du marché et l'équipement de la ligne de conditionnement.

Le choix final se fait sur preuve : les études de stabilité, conduites selon la ligne directrice ICH Q1A dans l'emballage qui sera commercialisé, disent si la protection suffit. Et ce choix entre au dossier du médicament. Voir le conditionnement primaire.

Le côté du flacon

Tecmom fabrique, côté flacon, des flacons en PEHD et en PET, des piluliers et des tubes rigides pour comprimés. Le blister relève d'un autre métier, celui du thermoformage. Voir le catalogue et les emballages pharmaceutiques.

Blister ou flacon, la question n'est jamais esthétique. Elle se résume à une autre : combien de fois le comprimé verra-t-il l'air avant d'être avalé, et le supporte-t-il ?

Glossaire

Blister
Emballage à alvéoles formées, une par dose, fermées par un opercule.
Opercule
Feuille scellée qui ferme l'alvéole d'un blister ou le col d'un flacon.
Dessiccant
Matériau qui capte l'humidité de l'air contenu dans un emballage.
Étude de stabilité
Suivi d'un médicament dans son emballage, dans des conditions définies, pour fixer sa durée de conservation.

Pour aller plus loin