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Microplastiques et emballages : ce que l'on sait, ce que l'on ignore

On en trouve dans les océans, dans l'air, dans l'eau du robinet. Les microplastiques sont devenus un sujet d'inquiétude, et les emballages en plastique sont souvent montrés du doigt. Ce que l'on sait vraiment tient en peu de lignes, et ce que l'on ignore en davantage.

Par Rédaction Tecmom · 2 min de lecture

Verre d'eau transparent à côté d'une bouteille en PET fermée, lumière douce à travers l'eau
Illustration — Les microplastiques se mesurent jusque dans l'eau potable ; leur effet sur la santé reste mal connu.

De quoi parle-t-on ?

On appelle microplastiques des particules de plastique de moins de 5 millimètres. Certaines sont fabriquées à cette taille, comme les microbilles longtemps ajoutées à des cosmétiques. La plupart viennent de la fragmentation d'objets plus grands : textiles synthétiques lavés, pneus usés, déchets plastiques dégradés par le soleil et l'eau.

Le droit européen a d'abord visé les premières. Le règlement (UE) 2023/2055 restreint les microparticules de polymères synthétiques ajoutées intentionnellement aux produits, définies comme des particules de 5 mm au plus. Les microbilles des cosmétiques rincés sont interdites depuis le 17 octobre 2023 ; d'autres usages suivent, avec des échéances échelonnées.

Ce que dit l'OMS

En 2019, l'Organisation mondiale de la santé a publié sa première évaluation des microplastiques dans l'eau potable. Sa conclusion : aux niveaux observés, le risque pour la santé est jugé faible, mais les données sont rares, peu comparables, et les plus petites particules, celles qui pourraient traverser la paroi de l'intestin, restent mal connues.

L'OMS ne recommandait pas de surveillance systématique, mais davantage de recherche, et surtout la réduction de la pollution plastique à la source.

La part des emballages

Un emballage peut devenir une source de microplastiques de deux façons : comme déchet, quand il se fragmente dans l'environnement, ou par l'usure de ses surfaces pendant son usage. La première dépend de ce que deviennent les emballages après usage : collecte, tri, recyclage.

Pour un fabricant, cela se traduit par des exigences concrètes : des pièces sans bavure ni particule détachable, produites dans un environnement maîtrisé, et des matières qui se recyclent. Voir la qualité.

Ce qu'il faut retenir

  • Les microplastiques sont partout, et l'emballage n'en est qu'une source parmi d'autres.
  • Les autorités sanitaires jugent le risque faible aux niveaux mesurés, tout en reconnaissant de grandes lacunes.
  • Le droit européen agit d'abord sur les microplastiques ajoutés volontairement, puis sur les déchets.

Voir aussi notre article sur le PET recyclé.

Sur les microplastiques, l'honnêteté consiste à tenir deux choses à la fois : le risque mesuré aujourd'hui paraît faible, et l'on en sait encore trop peu. Entre les deux, réduire les déchets à la source reste la seule réponse qui ne se trompe pas.

Glossaire

Microplastique
Particule de plastique de moins de 5 millimètres.
Microbille
Petite sphère de plastique ajoutée volontairement à un produit, par exemple un gommage.
REACH
Règlement européen sur l'enregistrement, l'évaluation et la restriction des substances chimiques.
Fragmentation
Morcellement d'un objet en plastique sous l'effet du soleil, de l'eau ou de l'usure.

Pour aller plus loin